
La fille du capitaine
A l’âge de seize ans, sur ordre de son père, Piotr Andréïtch Griniov gagne le fort de Bélogorsk où il va servir et, parce qu’il est noble, devenir d’emblée officier. Quoique la vie de garnison ne fût pas faite pour le séduire, son existence devient vite plaisante, en particulier grâce à la présence de Maria Ivanovna, la fille du capitaine, qu’il souhaiterait épouser.
Mais, au début d’octobre 1773, on apprend que le cosaque Pougatchov vient de réunir une bande de brigands et se fait passer pour Pierre III, le défunt époux de Catherine II : il ne va pas tarder à prendre le fort d’assaut et ce sera, pour Griniov, l’occasion de montrer qu’il est bien le « chevalier » de Macha.
La rébellion de Pougatchov a réellement eu lieu et Pouchkine lui a consacré un livre d’histoire avant de faire paraître en 1836, quelques semaines avant sa mort, La Fille du capitaine. Mais, dans ce roman historique, c’est à Griniov qu’il laisse le soin de raconter à la première personne les menées de ce Pougatchov qu’il affronte et qui, sous ses yeux, sous les nôtres, entre deux moments de férocité, se montre aussi capable d’humanité : fasciné par l’abîme, le brigand devient fascinant.
L’hôtel hanté
Fiancée humiliée, veuve manipulatrice et soumise évoluant dans une famille en apparence respectueuse des usages de la haute société victorienne… Qui est vraiment la comtesse Narona ? Une intrigante prête à tout pour toucher une prime d’assurance sur la vie de son époux, ou bien la victime de craintes superstitieuses sur laquelle le destin semble s’acharner ? Entre Londres et Venise, Collins campe des personnages aux facettes multiples et complexes qui seront, consciemment ou non, les complices d’une mort naturelle qui ne tardera pas à se révéler suspecte.
