
Lettres Persanes
Dossier pédagogique de Delphine Descaves, revu pour les Nouveaux programmes par Amandine Delbart.
Texte Intégral
De Paris à Venise, en passant par Smyrne, voici la correspondance fictive de deux voyageurs persans et de leurs amis demeurés en Perse. 161 lettres qui proposent un tableau critique de la France de l’Ancien Régime.
Dans le volume, de nombreuses activités d’appropriation et d’étude de la langue, ainsi qu’un cahier photos et un groupement de textes en lien avec le parcours associé « Le regard éloigné » (Nouveaux programmes, Bac 2020).
Lettres persanes
« Rien n’a plu davantage dans les lettres persanes, que d’y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu’ils font un plus long séjour en Europe, les mœurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l’auteur s’est donné l’avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue. » Montesquieu
Lettres Persanes (extraits choisis)
Deux lettrés persans installés à Paris, Usbek et Rica, s’étonnent des modes de vie, des moeurs, des caractères des hommes et des femmes qu’ils découvrent avec le regard neuf d’une civilisation lointaine. Ces deux fins observateurs partagent leur surprise avec leurs amis et leurs serviteurs restés en Perse. Mais, bien vite, c’est leur système social qui les rattrape : le sérail se révolte, et les épouses d’Usbek sont en danger… Roman épistolaire incisif et caustique, les Lettres persanes usent du regard de l’étranger pour dénoncer « l’arme fatale » qu’est devenue la monarchie, ainsi que les ridicules et les malignités des hommes, occidentaux comme orientaux.
