
“La suite d’Entre chiens et loups. Sephy a 18 ans. Elle vient d’avoir un enfant, une fille. Un événement a priori normal… a priori seulement. Car si Sephy est une Prima (la classe dominante, noire), le père de l’enfant, Callum, est un Nihil : un Blanc. Ou plutôt était. Car il a été pendu pour terrorisme quelques mois avant la naissance. Alors que Sephy fait face à un futur des plus incertains, le frère de Callum, Jude, rumine sa vengeance. Rongé par l’amertume et la haine, il blâme Sephy pour la mort de son frère. Sa vie tourne alors autour d’une seule idée : se venger. Une obsession qui forcera Sephy, une fois de plus, à choisir son camp. Visiter le site de la collection Macadam. “.
Les croix en feu
Après la guerre de Sécession, Scébanja revient sur les terres où il est né esclave afin d’acheter une ferme et de se comporter en homme libre qu’il pense être enfin devenu. Mais c’est compter sans la haine des Blancs. Appauvris par la guerre qui les a dépossédés d’une main-d’œuvre gratuite, ils voient d’un mauvais œil leurs esclaves d’antan s’émanciper. Le Ku Klux Klan entre en action… À travers un événement historique précis, la naissance du Ku Klux Klan aux États-Unis, Les Croix en feu pointe du doigt une réalité toujours criante, le racisme. Pierre Pelot signe là un texte réaliste, sans complaisance ni misérabilisme, mais aussi lucide, puisque les deux personnages, sachant bien que leur victoire n’est que temporaire, préfèrent fuir vers le Nord, là où les croix ne brûlent plus dans la nuit.
Vivre me tue
A sa sortie en 1997, ce texte provoque l’engouement du public et de la critique. Il raconte dans une langue rude, violente et parfois lyrique, le racisme ordinaire de nos jours, en France. Ce récit à la première personne est celui du narrateur, Paul. Il décrit la condition d’un jeune beur en France et les difficultés qu’il rencontre pour trouver du travail, pour se construire un avenir. Face à cette impasse, une seule réaction s’impose à lui, la révolte. Viendra ensuite le départ. Nourri de littérature, Paul noircit un carnet jour après jour dans lequel il raconte à sa princesse juive, Myriam, ses désillusions rageuses et ses bouffées de colère haineuses.
La mal-mesure de l’homme
Comment et pourquoi le déterminisme biologique a-t-il pu engendrer le racisme ? Pour les déterministes, en effet, le comportement des groupes humains et leurs différences sont innés. Il en ressort invariablement que les opprimés, les désavantagés sont inférieurs et méritent donc leur statut. Mettant en évidence les faiblesses scientifiques de ces arguments et présentant le contexte politique dans lequel ils ont été élaborés, Stephen Jay Gould repère les préjugés qui ont conduit les savants à des conclusions fausses. Non, la biologie et la théorie de l’évolution ne sauraient servir à justifier racisme, ségrégation, inégalité entre les hommes ! Un livre fondamental pour qui veut comprendre la nature du racisme.
