
Armadillo
Armadillo. Un matin d’hiver, Lorimer Black, jeune, beau, sûr de lui ― en apparence ― trouve l’homme avec lequel il avait un banal rendez-vous d’affaires pendu parmi les décombres de son usine. Une découverte macabre qui n’augure rien de bon. Ce jour-là, en effet, tout va alors basculer dans la vie de Lorimer, et de manière imprévisible. Privé de son emploi, de ses amitiés, de ressources et de sommeil, l’ex-expert en sinistres auprès d’une compagnie d’assurances se retrouve désarmé, sinistré à son tour, dans un monde qui semble décidément fonctionner à l’envers ― ou peut-être trop bien, à l’étalon d’une société cynique et malhonnête. Reste l’amour ? Mais là non plus, rien n’est simple … Avec Londres en toile de fond, le septième roman de William Boyd est une anatomie comiquement révélatrice de la nature bizarre et déconcertante de la vie contemporaine. A la fois ironique et émouvant, Armadillo [esp. : armadillo, diminutif de armado, homme armé, litt. : petit homme armé] explore des zones de la condition humaine qui nous touchent tous : la quête vaine des certitudes, l’immense besoin de sécurité et la soif éternelle d’aimer quelqu’un d’un amour payé de retour…
Les nouvelles confessions
Quand le plus subtil des écrivains anglais du XXe siècle rencontre l’un des philosophes les plus controversés du XVIIIe siècle, cela entraîne de profondes turbulences littéraires. William Boyd, donc, au cours de ses études, découvrit Jean-Jacques Rousseau. Il se prit alors pour le névrosé et teigneux philosophe d’une passion telle qu’il en fit un roman.
Son héros, John James Todd, cancre surdoué pour la musique et les chiffres, abandonne un beau jour le pensionnat pour venir déclarer sa flamme à sa tante. Premier coup de tête et premier désarroi, prélude à une longue suite de malentendus, de situations rocambolesques et de rencontres passionnantes. Plus tard, Todd, devenu cinéaste, n’a qu’une obsession : adapter pour le cinéma “Les Confessions” de Rousseau. Il y parviendra après avoir essuyé deux guerres mondiales, une vie de famille ratée, la censure du maccarthysme et finalement l’exil et le repentir. Et de s’interroger au soir de sa vie : “Mais qu’ai-je fait pour mériter ça ? ”
Le roman de Boyd est une version subtile et impertinente du texte de Rousseau. Les confessions d’un homme épris de liberté mais navigant comme il peut dans les tempêtes de l’Histoire.
L’après-midi bleu
L’affaire Carriscant commence-t-elle à Manille un matin de 1902, à l’instant où un brillant chirurgien jette les yeux sur une belle tireuse à l’arc ? Ou bien en 1936, à Los Angeles, lorsque Kay Fischer est abordée par un homme qui affirme être son père ? Ou encore à Lisbonne qui réunit les héros de cette surprenante aventure ? Intemporelle, insaisissable, l’affaire Carriscant est une merveilleuse histoire d’amour qui rient de la légende.
Orages ordinaires
Par un pur hasard, Adam Kindred, jeune climatologue spécialiste des nuages, se retrouve dépouillé en quelques heures de tout ce qu’il tenait pour acquis: sa carrière, sa réputation, ses cartes de crédit, son passeport, son portable, et même ses vêtements, soit tous les signes extérieurs de son identité humaine. Une succession de terrifiantes coïncidences fait de lui l’auteur tout désigné d’un meurtre. Police et tueur à gages lancés à ses trousses, sa seule issue est d’entrer dans la clandestinité et de rejoindre la multitude de ces disparus qui hantent les grandes capitales mais demeurent indétectables sous les rayons inquisiteurs des radars sociaux. Entre ses poursuivants multiformes et insaisissables et ses frères en misère, Adam fait l’apprentissage cruel et fascinant de l’art de la survie à l’intérieur d’un Londres hors normes, peuplé de personnages forts inventifs face aux vicissitudes existentielles. En opérant – grâce à la chance et à l’amour – sa remontée à la surface du monde dit civilisé, Adam regagne l’espoir de redevenir lui-même et d’en finir avec cette vie en fuite orchestrée de main de maître par un auteur qui, lui, n’a rien laissé au hasard. Traduit de l’anglais par Christiane Besse.
L’amour fait mal
A l'été 1973, Cherylle et Lamar se marient. Elle est en jeans et cuissardes, il est en costume-cravate. Elle est excentrique, il est tout ce qui se fait de plus ordinaire en Amérique. Ils s'aiment d'une revigorante passion qu'ils surnomment, pour rire “l'amour kamikaze.” Pourtant., quelques semaines après leurs noces. Cherylle s'enfuit. Et Lamar verse dans la folie. Dans les nouvelles de Boyd, hommes et femmes se plaisent et se trompent, les enfants assistent impuissants à la dérive morale des grandes personnes, les jeunes garçons font les braves et les jeunes filles les coquettes : l'amour est leur guide et leur salut, mais l'amour fait mal aussi…
