
J’avais vingt ans. J’étais gauchiste et il y eut Mai 68. Ma révolution fut celle de la piétaille, des obscurs militants. Nous nous battions pour une barricade, un coin de rue. La police nous tabassait à l’écart des journalistes. Les livres commémoratifs ne parlent jamais de nous. C’est pour réparer cette injustice que j’ai écrit ce roman où il est question d’amour, de joie de vivre, de mort et d’un long exil de vingt ans. Freddy et Teddy, les héros de Jeunes femmes rouges toujours plus belles, sont deux jeunes chiens fous. Ils vont de manifs en émeutes jusqu’au jour où la police les choisit à leur insu pour monter une provocation. Mais Freddy vient de rencontrer le grand amour…
Le monde selon Garp
Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin… Un livre culte, à l’imagination débridée, facétieuse satire de notre monde.
Power Games (01) – Politika
La mort de son président amène la Russie au bord du chaos. Les trois hommes qui assurent l’intérim – un nationaliste, un réformiste, un communiste – se révèlent incapable d’empêcher une famine accrue par de mystérieux attentats contre des silos à grains.
Au même moment, le terrorisme frappe en plein New York, faisant des centaines de victimes. Comme si l’on voulait rendre impossible l’aide que les États-Unis s’apprête à apporter à Moscou.
Businessman à la tête d’une société de haute technologie, Roger Gordian a compris la menace. C’est à son propre réseau, composé de managers et d’experts, mais aussi d’ancien agents des services secrets, qu’il confie la mission d’enrayer cet engrenage.
Le prix à payer sera terrible. Le combat haletant.
L’auteur d’Octobre rouge nous entraîne dans les coulisses du vrai pouvoir mondial.
Casanova – Un voyage libertin
Ce livre est à la fois voyage dans l’inconnu du XVIIIe siècle et approche d’une figure singulière, irréductible à nos concepts modernes d’intelligence ou de désir. Giacomo Casanova, vénitien, habile charlatan, grand joueur et franc libertin. De n’être pas prise dans un mouvement d’identification, ni de rejet, je m’accorde la liberté de me perdre et d’être séduite, de m’arrêter et d’analyser, et surtout de m’étonner. Car la beauté baroque, infime, grossière, âpre, souvent violente, parfois même monstrueuse dont sont marqués les Mémoires de Casanova n’a rien à voir avec un tableau lisse et rassurant. Elle ouvre sur des interrogations, des situations qui ont la force du romanesque et l’étrangeté des énigmes.
Le nouvel équilibre des femmes
Vous êtes nombreuses, aujourd’hui, à la recherche d’un équilibre qui permette de rester au mieux de votre forme tout en préservant votre beauté. Mais comment concilier épanouissement, bonne santé, harmonie corporelle et stress de la vie moderne ? Madeleine Gesta, la diététicienne des stars, vous guide sur la voie d’un nouvel équilibre au quotidien. Fondée sur une alimentation saine et sans privation, cette méthode convient particulièrement aux femmes, quel que soit leur âge. Elle leur indique des règles simples d’hygiène.
L’homme qui voulait vivre sa vie
La vie de Ben Bradford n’est qu’une vaste comédie : en apparence c’est un père et un mari comblés, en réalité il souffre de la froideur de son épouse. Brillant avocat envié par ses pairs, il ne rêvait que d’être photographe. Alors qu’il se persuade qu’il est heureux, il découvre que sa femme le trompe et, qui plus est, avec un photographe ! Anéanti, il supprime son rival. Que faire ? Se rendre ou fuir ? Ben choisit la fuite et recommence une nouvelle vie à l’autre bout des Etats-Unis en prenant l’identité de sa victime.
Mulder et Scully doivent affronter un tueur capable de plier les gens à toutes ses volontés par le pouvoir de la pensée.
Le cachalot
Une enfance écartelée entre parents et grands-parents, un mariage à dix-neuf ans, trois enfants. Une licence d’allemand, l’enseignement pendant deux ans, puis des traductions. Une vie comme tout le monde… Vers la quarantaine, il rencontre une jeune femme, Elise. C’est l’amour fou, il y investit sa vie. Un matin, il part voir un ami en province. Le soir, Elise n’est plus là. Yves Le Roux sombre alors dans l’alcool, ” pour ne rien voir, ne plus rien savoir “. La dérive commence. Quelques mois plus tard, il est SDF. Suivront huit ans de ” zone “. La faim, la maladie, l’alcool (” le dernier refuge “), la violence, les vols et les agressions, il connaît tout cela pour l’avoir vécu… Aujourd’hui, Yves Le Roux n’en peut plus. Il a de nouveau envie de lire, d’écrire. Alors il raconte… Un témoignage bouleversant sur la marginalité, sur notre société. Un document effrayant. Et si cela n’arrivait pas qu’aux autres ?
Une peine d’exception
Étrange cérémonial que de préparer l’autopsie d’un homme qui n’est pas encore mort. C’est pourtant à quoi s’occupe le médecin-légiste Kay Scarpetta, en ce soir de décembre, en attendant le corps de Ronnie Joe Waddell, qui ne sera officiellement déclaré mort sur la chaise électrique qu’à 23 h 05. Cette même nuit, le corps d’un adolescent de treize ans est découvert, mutilé, contre une benne à ordures. Et l’on relève sur les lieux du crime l’empreinte digitale d’un homme qui ne peut pas être coupable – cette même empreinte qui a fait condamner Waddell. L’auteur de Postmortem, lauréate du célèbre prix Edgar-Poe, nous offre ici une intrigue et un suspense à couper le souffle.
L’héritière de Glentirran
Marjorie Hardy a tout pour elle : l’intelligence, le courage et la beauté. Dès le premier regard, Robert MacLaren, un jeune aristocrate écossais, en tombe fou amoureux. Mais la famille de Robert possède Glentirran, l’une des plus puissantes distilleries de whisky d’Écosse, et s’oppose à leur union sous le seul prétexte que Marjorie ne dispose d’aucune fortune personnelle. Dans ce milieu très traditionaliste, cela suffit à briser les rêves des deux jeunes gens faits l’un pour l’autre. Pourtant, de cet amour impossible naît une petite fille, Lara. Désormais, Marjorie n’aura plus qu’un but : restituer à son enfant la part d’héritage qui lui revient : le célèbre domaine de Glentirran.
Bérengère a été enlevée par le terrible baron Thibaud, le jour de ses épousailles. Dès lors, sa soeur cadette Florie, la marquée, l’ensorceleuse, n’aura de cesse de remuer ciel et terre pour la retrouver. Elle devra s’allier aux Guerriers de rouille, aux lépreux, pour vaincre le seigneur de Mortepierre, mais aussi affronter Côme-le-Rédimeur, le cruel fou de Dieu à la tête de l’ost de l’Inquisition. Garin, le bûcheron cher au coeur de la belle sorcière rousse, ne sera jamais de trop pour triompher de toutes ces épreuves, mais finira par arriver Valère de Terrefeu, le séduisant alchimiste aux tempes grisonnantes. L’acte final se jouera dans le vaste marécage aux eaux empoisonnées, là où se dresse le monastère de Sainte-Ondine, lugubre bâtisse où le diable ne se gêne pas pour promener ses sabots. Le pire attendra toutefois Florie aux abords de la tour des ogres, ce donjon solitaire badigeonné de sang. Il est des horreurs contre lesquelles la bravoure et la magie ne peuvent rien. Florie l’apprendra à ses dépens. Lui sera-t-il donné de connaître le bonheur à Paris, là où désire l’emmener son beau faiseur d’or ?
La maladie de Sachs
Alors ça fait mal là, et puis là ça tire, et quand je fais ça j’ai comme une douleur de l’autre côté, alors vous comprenez, Docteur, j’ai préféré vous appeler pour vous en parler, des fois que… Tu les écoutes dix fois, cent fois de suite. Tu as de la patience, docteur Sachs, tu rassures toutes leurs angoisses, tu écoutes leurs mots pour mieux soigner leurs maux. À toi, on peut tout dire, d’ailleurs on te dit tout. Et tout ce qu’on te dit, tu en feras un roman : parce que tu ne peux pas tout garder pour toi, parce que toi aussi, tu as des maux à dire. C’est ça, La Maladie de Sachs : une succession de récits apparemment anodins, qui se rejoignent, se complètent et finissent par trouver un sens : l’histoire d’une vocation mêlée à un trop-plein de sentiments. Roman singulier, roman exceptionnel : l’ouvrage de Martin Winckler rencontra un accueil enthousiaste et reçut le prix du Livre Inter 1999, avant qu’Albert Dupontel ne vienne incarner le docteur Sachs dans l’adaptation cinématographique de Michel Deville : La maladie de sachs.
La polyandre
Trois Blacks sans papiers retrouvés quelque peu éparpillés sur un trottoir de la Bastille. Puis tous s’en mêlent autour d’Oulématou, la belle héritière d’une princesse africaine polyandre. L’enquête de l’inspecteur Robert Nègre piétine autour de la place d’Aligre, cependant que tournoient expéditions punitives, cérémonies obscures et trafics de cartes de séjour, sous la houlette raffinée des flics de notre bonne République.
Cowboy
Un livre écrit sans compromis sur l’épineuse question des autochtones, sur leurs difficiles conditions de vie. L’action se passe à Grande-Ourse. Un conflit larvé oppose Blancs et Amérindiens de la réserve. Un drame a eu lieu naguère qui n’a jamais été dénoué. Plutôt que de raviver les cendres, on a préféré les enterrer. Un portrait saisissant des Amérindiens.
En sillonnant les îles et le littoral de la lagune de Venise, Vincent Brunot a su restituer les couleurs changeantes et les paysages insolites de cette petite mer intérieure. Son carnet de voyage nous fait découvrir ces lieux moins connus qui émergent çà et là comme les fragiles témoins d’une authentique vie vénitienne.
Forever
Je m’appelle Charles P. Castle, j’ai trente-deux ans et je m’apprête aujourd’hui à passer la dernière nuit de ma vie. Demain matin, je serai pendu pour meurtre. Moi qui n’ai jamais fait de mal à une mouche… Personne ne croit à mon innocence, ni au récit de mes aventures. Sir Arthur Conan Doyle, qui est à l’origine de toute l’affaire, aurait pu intervenir en ma faveur et me sauver. Hélas, il ne l’a pas fait ! Pourtant, à la veille de mourir, ce qui me rend le plus malheureux, c’est que je vais emporter dans la tombe le secret le plus extraordinaire de tous les temps. Un secret susceptible de modifier à jamais la vision de l’humanité et qui disparaîtra avec moi. Alors de grâce, accordez-moi une ultime faveur : écoutez mon histoire.
Haute fidélité
Rob, propriétaire d’une boutique de vinyles à Londres, vient de se faire plaquer par sa copine. A trente ans passés, il doit se rendre à l’évidence : s’il maîtrise sur le bout des doigts le répertoire de Bob Dylan, il n’a jamais rien compris aux femmes. Lui qui a toujours tout sacrifié sur l’autel du rock, serait-il passé à côté de l’essentiel ? Pour comprendre, ce sempiternel adolescent commence à faire la liste de ses amours passées… Depuis son premier flirt autour d’un bac à sable à cette nuit avec une chanteuse country, Rob dresse le chart de ses ruptures les plus déprimantes et une compilation désopilante des états d’âme de l’homme moderne.
La première épouse
C’est moins le récit d’une séparation que celui d’un deuil car être quittée par son mari qu’elle connaît depuis trente ans est pour la narratrice pire qu’un simple divorce.
Elle se sent véritablement en deuil d’un vivant sans avoir droit aux consolations d’usage mais elle perd aussi du même coup une famille, des amis et, dans une certaine mesure, ses propres enfants. Bien sûr, elle savait son mari volage mais se croyait inattaquable dans son rôle de première épouse. Ce qu’elle découvre au-delà de l’effondrement dans la douleur c’est l’étendue et l’ancienneté d’une trahison. C’est aussi que même dans la grande bourgeoisie on n’évite pas forcément la violence (elle se retrouvera à l’hôpital) ni le grotesque d’un vaudeville procédurier. L’auteur de L’Allée du roi, ces mémoires imaginaires de Madame de Maintenon, donne ici un livre bouleversant de sincérité et d’autant plus touchant qu’au-delà de la nécessité du deuil, au-delà même de la vengeance contre le mari infidèle, c’est aussi le récit d’un nouvel apprentissage de la vie.
Je vous propose de découvrir et de vous initier à la peinture sur porcelaine grâce à une méthode simple et efficace basée sur la maîtrise d’un élément graphique réalisé d’un seul coup de pinceau : ” la virgule “. Superposées, juxtaposées, les virgules ainsi exécutées se transformeront en fleurs et en feuilles dans un cheminement qui pourra paraître curieux, mais qui vous amènera rapidement à la composition d’œuvres originales. La technique alors maîtrisée, fruits, fleurs, oiseaux et paysages feront l’objet d’études particulières et approfondies. Vous découvrirez le bonheur de peindre, au gré de votre fantaisie le ” blanc délicat ” de la porcelaine, ainsi que le plaisir, sans cesse renouvelé, d’offrir de petits cadeaux personnalisés à ceux qui vous entourent. Je souhaite enfin que vous puissiez transmettre cet ” Art de Passion ” comme j’espère avoir su le faire modestement dans cet ouvrage. Lydie Guillem.
L’amour du mal
Malgré sa petite taille et un bras mort, l’enquêteur anglais Sid Halley est solide comme un roc. Cet ancien jockey se remet en selle pour démasquer un individu sadique qui se complaît à trancher une patte aux chevaux dans des haras londoniens. Ses soupçons s’orientent vers un de ses amis, Ellis Quint, ancien jockey, devenu animateur adulé de jeux télévisés. Dès lors, le détective privé affrontera un ennemi bien plus costaud que lui : un énorme magma intouchable et politiquement correct répondant aux jolis noms d’opinion publique, de médias et autres avocats, secondés dans l’ombre par des hommes de main aux manières très peu british. Dick Francis met en scène un personnage dont l’infirmité est transcendée par une incroyable force de caractère qui l’aide à sauter les obstacles d’un duel physique et psychologique mené de main de maître. Ce célèbre jockey anglais connut la gloire sur les hippodromes de Sa Majesté avant de se reconvertir dans le polar au début des années soixante.
Eric Ouzounian
J’abolirai l’ennui. En 1968, alors que les étudiants dressent des barricades un peu partout en France, cette phrase, extraite du premier 45 tours de Julien Clerc, La Cavalerie, fait mouche. Trente ans après, elle pourrait résumer la carrière de l’un des chanteurs préférés du public francophone. Compositeur de talent, Julien a su s’entourer des meilleurs paroliers pour créer un univers unique, à la fois optimiste et poétique, ponctué de titres inoubliables : La Californie, Ce n’est rien, Si on chantait,This Melody, Melissa, L’Assassin assassiné, Femmes, je vous aime ou La Fille aux bas nylon, sans oublier Assez.. assez, sur son dernier album. Ce livre très illustré lui rend hommage.
La femme d’affaires
Belle, élégante, Claudia Monti dirige avec maestria la Société Mondiale de Communication dont les filiales, de New York à Saint-Pétersbourg, négocient contacts et contrats pour les magnats de ce monde. Une femme d’affaires dont l’autorité n’a d’égale que la séduction. Mais pourquoi, dans son ombre, ces personnages énigmatiques – Paolo Verazzi ou John Capitano – dont les activités occultes et les manipulations financières déploient sur un monde sans loi leur redoutable filet de fiduciaires douteuses et de sociétés-écrans ? Quels liens unissent la présidence de SMC et maître Thomas Carouge, ex-ministre des Transports et récent bailleur de fonds d’une étrange maison de repos où Claudia Monti fait de fréquentes visites ? Et pourquoi le commissaire Barget, qui mène, avec Mme la Juge Anne Quilacci, l’enquête sur les troubles activités de l’avocat, a-t-il très vite la bizarre sensation que la jeune femme ne lui est pas inconnue ? En filigrane de la guerre sans merci que se livrent les mafias internationales, La femme d’affaires, autant qu’un roman policier haletant, est aussi le récit dramatique du combat d’une femme à l’adolescence brisée par les chaos de l’Histoire pour forger, au risque de se perdre, son propre destin.
Johnny, le livre
De la nouveauté, il y en toujours avec Johnny. A l’heure de ses 60 ans, le 3succès fou est bien sûr toujours au rendez-vous, et il se double d’une superbe réussite personnelle. Le Livre, son livre, se devait donc d’être remis au goût du jour pour suivre les évolutions de la star, pour compléter le roman de sa vie. Ce best-seller, paru pour la première fois en 1998, retrace l’ascension fulgurante de Johnny à travers ses confidences, des articles de journalistes et les témoignages de ses proches. Véritable album de souvenirs tendres et intimes, ce livre préfacé et légendé par la star elle-même offre les pages les plus émouvantes ayant jamais été écrites par Johnny pour ses fans. Ses années de bonheur avec Laetitia, sa complicité avec ses enfants, son travail d’acteur qu’il approfondit dans des films comme L’Homme du train de Patrice Leconte, nous guident sur le chemin de ses nouvelles métamorphoses. Nous le savions déjà authentique, mais Johnny nous étonnera toujours par sa capacité à se réinventer lui-même sans jamais se trahir.
Renonçant aux espaces liquides, des pilotes de la Marine ont rejoint sans hésiter les hautes montagnes de l’Atlas, les djebels arides ou les vastes étendues sahariennes pour participer plus directement aux combats d’Algérie. D’évacuations sanitaires en héliportages d’assaut, ils ont dû tout découvrir de ce nouvel et merveilleux outil de combat qu’était l’hélicoptère. Ils ont pris souvent des risques insensés pour sauver la vie de leurs camarades qui se battaient au sol. Avec eux, paras, légionnaires, commandos marine ou commandos de chasse, ils ont écrit des pages magnifiques d’enthousiasme et de courage et tissé des liens durables fondés sur une grande estime réciproque et le partage des coups durs. Pilote de siko lui-même, ancien commandant de la 33 F, l’auteur fait revivre avec une grande authenticité le fruit de soigneuses recherches documentaires ou les témoignages patiemment recueillis auprès de ses anciens pilotes ou mécaniciens hors normes.
J’ai connu la faim, le froid, la peur, la trahison. Jamais je n’ai été seul, car j’erre sans cesse à travers mes souvenirs comme à travers une forêt enchantée. Des morts revivent pour moi seul. Me voici dans un palais, face à un roi, à un président, à un secrétaire général. Me voilà dans un taudis avec un hors-la-loi. Toujours, ces voyages se terminent dans une prison. Je suis cet homme qui salue toujours le malheur. Comme ma profession m’en fournit l’occasion, il n’en est pas, pour moi, de plus belle.
Le cachot de l’enfer
♦ Le Commandeur, tome 7 ( version jeunesse ). ♦ Ils l’appellent « La Taupe ». Jaillissant des entrailles de la terre, une forme terrifiante vient les chercher jusque dans leur cellule pour les aspirer. Eux, les parias, les renégats, les maudits du quartier disciplinaire du pénitencier de Salt Hills. Aucune explication cohérente, aucun indice significatif, si ce n’est cette odeur épouvantable et ce trou béant dans la cellule 804. Incarcéré volontaire, Ebenezer Graymes, alias Le Commandeur, saura-t-il débusquer « La Taupe » ?
Les deux moitiés de l’amitié
Salah a des copains, des frères et sœurs, des camarades, de la famille en Algérie, mais pas d’amis. Il a le téléphone, mais personne à appeler. Il a un annuaire, mais tous ces noms d’inconnus rangés par villes et par ordre alphabétique lui donnent le vertige. Pourtant il meurt d’envie de décrocher le combiné, de faire tourner le cadran avec ses doigts, de dire ” Allô ? ” et d’entendre une voix lui répondre. Ce sera son premier coup de fil. Et peut-être son premier ami. Quand enfin il se jette à l’eau et compose un numéro pris au hasard dans l’annuaire, c’est une fille qui lui répond. Elle est en CM2 comme lui. Elle s’appelle Sarah. Elle est juive. Une seule lettre de différence entre leurs deux noms. Des siècles d’histoire, de culture et de religion de différence entre leurs deux peuples. Et si la solution, c’était de se parler ? Se raconter des secrets, se conseiller des lectures, se confier ses passions, ses questions, ses soucis ? ” Le téléphone vous accepte tel que vous êtes. ” Il n’y a pas que lui. L’amitié aussi. Ce livre est paru une première fois dans la collection ” Bibliothèque de l’Amitié”, chez G.T. Rageot, il y a vingt ans, en 1983, à une époque où personne n’avait encore de téléphone portable.
Réunis un soir, des amis se racontent leur premier amour.
« J’avais alors seize ans. Cela se passait au cours de l’été 1883. J’étais chez mes parents, à Moscou… » Dans la maison voisine, une princesse, jeune fille à la Tourgueniev, délicieuse, pure et volontaire, s’amuse de ses soupirants jusqu’au jour où elle-même succombe à l’amour.
Ce récit au charme cruel est une histoire vraie. L’adolescence de Vladimir fut celle de Tourgueniev. Il n’aima vraiment toute sa vie qu’une seule femme, sans en être aimé. Echos de sa jeunesse au milieu des serfs et des paysans russes, de ses peines amoureuses, ces trois nouvelles sont des chefs-d’oeuvre de vérité et de poésie.
L’intercepteur de cauchemars
Sam Southall, un jeune Anglais, découvre par accident l’existence de la “bonne fée des dents”. Son émerveillement se transforme bien vite en terreur profonde. Quenotte, que la légende magnifie, se révèle perverse et dangereuse. Sam et sa bande d’amis, les Moroses de Redstone, vont alors vivre une adolescence rythmée par des accidents, des suicides et des assassinats. Manipulés par l’ignoble créature, ils iront jusqu’au bout de l’enfer, jusqu’à se rendre coupables de meurtre.
Chroniques de San Francisco
Le dernier quart de siècle sonnant, Mary Ann gagne San Francisco, où la libération sexuelle s’affiche en couleurs outrancières. Elle choisit d’être logée par Mme Madrigal, dans un refuge où se côtoient amicalement des “chats errants” de toutes origines. C’est le début d’une saga. Véritable phénomène depuis leur parution en 1976 sous forme de feuilleton, ces chroniques locales sont aujourd’hui traduites dans toutes les langues. Outre leur côté dépaysant, leur charme universel réside peut-être dans leurs personnages abandonnés, venus dans la ville libre trouver une famille différente, fondée sur des liens nouveaux.
Sarah et le lieutenant Français
Depuis que son lieutenant français l’a abandonnée, Sarah est montrée du doigt par les villageois puritains de Lyme Regis qui la jugent irrémédiablement déshonorée et menacée de folie. Seul Charles Smithson ose l’approcher, fasciné par son impénétrable mystère. Pour la voir, il brave le scandale, met en péril ses fiançailles, risquant son bonheur et bouleversant tout le village.
Pleine lune
Halluciné par le manque de sommeil, il sentait qu’il serait capable, s’il fermait les yeux et se mettait dans un état de tension intellectuelle maximum, de voir le visage, de voir devant lui dans le noir non pas les phosphènes des paupières serrées mais les traits qui avaient vu la fillette. L’inspecteur nourrit la soif de son obsession – démasquer un meurtrier de cette certitude : les yeux sont le miroir de l’âme et un homme ne peut cacher les pulsions morbides qui le poussèrent à assassiner une petite fille en lui enfonçant sa culotte dans la bouche. Alors, l’inspecteur scrute, espionne, observe les habitants de cette petite ville d’Andalousie qui s’abîme, tel un bateau à la coque déchirée, dans un océan de peur et d’horreur. De ce monde qui chavire s’élèveront comme la plainte d’une ville terrassée par un drame innommable, les voix de ses habitants, l’institutrice, le médecin légiste, le prêtre jusqu’au meurtrier. Antonio Munoz Molina est un écrivain d’une étonnante franchise dont le récit creuse jusqu’à la douleur dans les tréfonds de l’âme humaine. D’une prose magique qui donne à la littérature toute sa dimension, l’indicible devient soudain le révélateur d’une ville et de sa communauté, à l’image des pensées que la conscience refoule. Pleine Lune a obtenu le prix Femina étranger en 1998.
Les nuits de Shanghai
Shanghai se trouve à Barcelone. Et à Shanghai-Barcelone vit un héros nommé Kim ou Joaquim, c’est selon. Il a connu la guerre civile. Il a dû fuir. Il ne peut revenir, pur l’instant au chevet de sa fille Susana une si jolie fille, pourtant, qui meurt des poumons dans une maison triste. Alors l’un des compagnons de Joaquim raconte à Susana les aventures magnifiques du Héros. A Shanghai, Kim protège une troublante Asiatique des menées obscènes d’un ex-nazi. Souvent pessimiste, spécialiste des héros manqués et des personnages déglingués, l’écrivain catalan né en 1933 signe ici l’un de ses livres les plus émouvants, porté par un romantisme qui n’exclut ni l’humour ni la véhémence.
Lais
La poétesse connue sous le nom Marie de France est, vers la fin du XIIe siècle, le premier grand auteur féminin de la littérature française. Ses Lais sont des récits d’aventure et d’amour dont la matière est tirée du folklore et des mythes bretons. Ce sont des contes de fées: un chevalier se transforme en loup-garou, un autre en oiseau pour voler jusqu’à celle qu’il aime, un autre rencontre une biche qui parle, un autre encore devient l’amant d’une fée. Ce sont aussi des contes poétiques, à la simplicité mystérieuse et envoûtante, qui disent la force et la mélancolie de l’amour.
La cible
Elle tuera, implacablement. Elle attendra son heure aussi longtemps qu’il le faudra. Elle ne peut ni hésiter, ni se tromper, ni échouer : quand sa cible sera devant elle, l’assassinat sera immédiat. Iris est une machine. Une machine à tuer qui, une fois programmée, peut agir sans intervention humaine. Dans sa mémoire vive, le visage de la victime désignée. En l’occurrence une personnalité politique dont la mort, sur les pelouses de la Maison-Blanche, torpillerait le processus de paix et embraserait le Proche-Orient. Après Tempête sur Babylone trois millions d’exemplaires vendus dans vingt pays -, David Mason utilise ici sa parfaite connaissance des services spéciaux, et des recherches technologiques les plus confidentielles, pour imaginer un scénario de politique-fiction tout à fait plausible. Et qui donne froid dans le dos.
Ivanhoé (deuxième partie)
A partir de 11 ans
Accompagné du vaillant archer Locksley, le légendaire Robin des Bois, le roi Richard Cœur de Lion donne l’assaut au château de Torquilstone où Ivanhoé, blessé, est retenu prisonnier. Bientôt, le jeune chevalier maniera de nouveau la lance et l’épée : mais ce sera pour tenter de sauver du bûcher une innocente jeune fille qui a placé en lui son dernier espoir…
31, rue de l’Aigle
Je continue de fouiller, de dénuder, de creuser plus loin, toujours plus loin, plus profond, jusqu’a l’os. La patience est une vertu, un moyen de faire ployer le temps, d’en faire un allié, une arme décisive.
Une femme exemplaire
Description bouleversée par le suicide de son amant, rongée par la culpabilité et blessée par une campagne de presse la mettant directement en cause, Maria Regnier plaque tout: New York, sa brillante carrière dans les relations publiques, et retourne à Paris, sa ville natale. elle ne supporte plus l’image de femme fatale qui lui colle à la peau, aspire à une vie tranquille, respectable comme celle de Béatrice, son amie d’enfance, qu’elle retrouve un jour par hasard, lors de ses déambulations dans la capitale. Mariée et mère de deux enfants, Béatrice rayonne d’un bonheur simple qui fascine Maria au point que, sans trop savoir pourquoi, elle commence à surveiller son amie, allant même jusqu’à prendre un appartement en face du sien… Mais la frontière entre le bien et le mal est beaucoup plus floue qu’il n’y parait, comme ne tarde pas à le découvrir Maria, engagée par un séduisant avocat pour mener des recherches sur les femmes criminelles. Et sous ses yeux, l’image exemplaire de Béatrice se brouille de troublants secrets… Deux femmes au destin inextricablement lié, lancées dans une quête d’identité qui les entraine sur les chemins mouvants du désir et de la morale, de la culpabilité et de l’espoir. À travers ce roman brillant, audacieux, construit comme un suspence, Lisa Appignanesi n’explore rien moins que la complexité des relations entre les hommes et les femmes.
L’argent
Quelle nuit cette nuit – En quelle terre élue – Arbre bruissant de vols notre sceptre – Lune auréolée de vent notre couronne – Exil d’une seule nuit – Notre plus long règne. Elle me fit passer un papier sous la table. Je descendis aux toilettes, je lus. C’était écrit au crayon à paupières, sur un demi Kleenex. Cinq cents francs, et je viens vous retrouver. Si OK, sortez vite. Je remontai, mis mon écharpe, saluai l’assistance et sortis. Minuit. On était en novembre. Il faisait un froid vif, agréable. Cinq minutes. La jeune fille sortit à son tour. Elle me vit et se dirigea vers moi. Elle était grande, étroite d’épaules, mais robuste. Sous son bras gauche replié, elle tenait une pochette de vernis noir. Elle venait d’un grand pas souple, balançant l’autre bras, sans se hâter. Cinq cents francs, pensai-je, le prix d’un plein d’essence, on peut acheter cette chose vivante pour cinq cents francs.
La nuit de l’apocalypse
Dans une conférence ultra-secrète déterminante pour l’avenir de la paix au Moyen-Orient, les chefs religieux de nombreux pays musulmans sont réunis dans les environs de Dublin. Depuis des mois, les services secrets et les services de sécurité sont sur les dents. Certains groupes islamiques extrémistes seraient prêts à tout pour faire échouer les négociations. Mais, contre toute attente, c’est un groupe armé appartenant à une secte chrétienne qui prend en otage vingt-huit des participants. Declan Carberry – chef de la police fédérale de Dublin et responsable de la lutte antiterroriste chargé de l’affaire – doit agir au plus vite. Les ravisseurs ont des exigences délirantes, impossibles à satisfaire, et exécutent chaque jour un nouvel otage.
L’hôpital, on y entre rarement par plaisir ! Mais quand ce sont les docteurs Cauvin et Bercovici qui assurent les soins, on y revient. Ces as du bistouri et de l’humour vous ont préparé la plus belle chambre, le meilleur lit et l’équipe médicale la plus détonante pour vous chouchouter tout au long de ce nouvel album. Toute l’intrépide équipe des Femmes en Blanc, menée par l’iné-narrable docteur Minet, vous attend pour de nouvelles crises de rire !
Small world
À 60 ans, Conrad Lang vit aux crochets d’une riche famille qui l’a recueilli enfant et l’emploie aujourd’hui comme gardien. Un soir, il met accidentellement le feu à leur villa. Ce sont les premiers symptômes d’un mal mystérieux, qui va avoir d’autres conséquences troublantes. Au fur et à mesure que sa mémoire proche est engloutie, des souvenirs que certains espéraient enfouis à tout jamais resurgissent peu à peu. Plus on devient vieux, plus le passé se rapproche.
Les feux de l’Eden
De tous temps, les sorciers d’Hawaii ont invoqué les divinités souterraines pour chasser l’homme blanc, et le grondement des volcans a paru exprimer la colère d’une terre bafouée. Mais cette fois, tandis que le milliardaire Byron Trumbo promène sur la grande île les Japonais auxquels il espère vendre un luxueux complexe hôtelier, des touristes disparaissent le terrain de golf se jonche de cadavres démembrés, un chien monstrueux passe, une main humaine dans la gueule. Qui a déchaîné les forces de l’enfer dans l’éden hawaiien ? Eleanor, l’ethnologue, parcourt l’île avec le journal de voyage rédigé au siècle dernier par une personne de sa famille. Là, peut-être, dans cette année 1866 où la déesse Pélé fut invoquée contre les dieux maléfiques, réside la clef du mystère. Le romancier de Nuit d’été nous entraîne au coeur de l’archipel, de son histoire, de ses traditions, de ses mythologies, de ses somptueux paysages, pour faire surgir, du fond d’une réalité minutieusement observée et traduite, la terreur et le cauchemar. Dan Simmons parvient une fois encore à nous surprendre, à nous séduire, à nous éblouir. Il est aujourd’hui, sans conteste, le plus brillant et le plus doué des écrivains d’horreur. Jacques Baudou, Le Monde.
La femme aux melons
Sur le dessus de cheminée, dominant l’âtre, la Femme aux melons de Cézanne et sa soeur jumelle les contemplaient, placides, belles, apparemment identiques. Cyrus s’approcha en secouant la tête : – Vraiment, Nico, je vous félicite. C’est tout à fait extraordinaire. Dites-moi un secret : combien ça vous prend de temps de Cyrus ! Ayant entendu le bruit d’un moteur, André avait jeté un coup d’oeil par la fenêtre.
Petit homme
Le narrateur de ce livre a quatre ans. Ce dimanche-là, son père ne l’a pas ramené chez sa mère en fin de journée, comme d’habitude : ils partent tous les deux en voyage. Serait-ce que sa mère est morte, et que son père n’ose pas le lui dire ? L’enfant écoute, observe, devine. Se souvient. Et vit une aventure magique. Un départ en avion. Une île à l’autre bout du monde, un lagon où les baleines viennent faire naître leurs petits… Une fuite, une longue fugue. Ces jours de rêve finiront. Les questions trouveront des réponses. Mais le père et l’enfant sauront pour toujours qu’ils s’aiment.
Etre sans destin
Budapest, 1944. Arraché à sa famille, le narrateur, quinze ans, se retrouve tassé dans un wagon à bestiaux. Depuis que l’étoile jaune a fait de lui un paria, le jeune garçon enregistre ce qui lui arrive avec une minutie ingénue.
La nuit de l’Iceberg
C'était le plus grand paquebot du monde. Le plus beau, le plus luxueux. On le croyait insubmersible. On l'avait baptisé Titanic. Ida est parmi les passagers. Épouse d'un riche médecin de Londres, elle rêve d'une nouvelle vie. Elle va rencontrer l'amour fou. Fagin est un homme d'équipage. Grandi dans les bas-fonds de Londres, il a eu la chance d'être recruté sur le fabuleux bâtiment. Des dizaines d'autres existences se côtoient et se croisent dans les coursives, les salons, sur les passerelles, au fond des soutes… Toutes seront emportées par la tragédie. Une tragédie que nous suivons minute par minute, au fil d'une extraordinaire reconstitution de ce fait divers devenu un des grands mythes tragiques de notre siècle.
