
Ce n’est pas tout que d’avoir pris le pouvoir : si Henri IV veut “relever la fortune de France”, il doit d’abord affermir son trône et pacifier le royaume. Amant d’une grande dame de la Cour, Pierre de Siorac se voit confier des missions tantôt guerrières, tantôt diplomatiques, souvent secrètes : convoi de fonds ou enquête sur les menées des jésuites… À Rome, il prend part aux subtiles intrigues vaticanes dont l’enjeu est l’absolution du roi ; en Espagne, il voit mourir le dévot Philippe II dans le funèbre décor de l’Escurial…
Cécile, la poison
La poison, on la connaît ! C’est la petite dernière de la famille Moreau, à La Marette. Celle qui met son grain de sel, ou de poivre, partout, qui se trouve toujours là où il ne faut pas, bref : celle qui empoisonne. Mais Cécile est parvenue à l’âge où on ne peut plus supporter ce genre de surnom. Et d’ailleurs, ayant lu sa touchante histoire, on s’aperçoit qu’elle n’a vraiment plus rien d’une poison.
Ce sixième volume de la célèbre saga de L’Esprit de famille commence le soir de Noël, à La Marette. On prépare la fête lorsque la nouvelle tombe : le docteur Moreau vient d’être victime d’un accident cardiaque ! Impossible, inacceptable. Tout simplement, cela ne se peut.
Le loup mongol
Avant d’être romancier, Homeric a été jockey et chroniqueur hippique au quotidienLibération où il a inventé une approche romanesque des sports équestres. C’est dire que le cheval est pour lui une passion qui n’est pas étrangère au thème de ce roman.
Le fond du problème
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Scobie vit dans un petit comptoir colonial de la Sierra Leone avec sa femme Louise. Mais tant d’années de mariage ont eu raison de la passion et la perte de leur fille âgée de neuf ans a laissé Louise inconsolable. Lorsque celle-ci décide de partir pour l’Afrique du sud, Scobie se retrouve seul et fait la rencontre de la jeune Helen : il en tombe aussitôt éperdument amoureux.
Sunset
Los Angeles… Douze millions d’habitants, mégapole du Troisième Millénaire, cité des mythes. Beverly Hills, Bel Air, Hollywood… Ses milliards, ses ghettos, parano… Soleil, palmiers, ciel bleu, piscines… Jusqu’au jour où débarque un dissident russe, Kostia Vlassov. Jeune, beau, sans le sou.
La rose du Grand Moghol
Voici un présent pour vous, ma rose. Pourquoi m’appelez vous toujours ainsi ? Vous connaissez pourtant mon nom. Votre peau a la couleur des roses blanches de mes jardins de Lahore, vos lèvres celle des roses rouges et vos yeux, le vert tendre de leurs feuilles.
Survol
Cerné depuis des décennies par les Terres Maudites, royaume des démons dont l’haleine empoisonnée apporte la maladie et la mort, le Territoire a confié la surveillance de ses frontières aux Guetteurs. Grâce aux Servols, cerfs-volants géants qui les entraînent au bout de leur câble jusqu’à plus de mille mètres de hauteur, les Guetteurs, élite d’une société militaro-religieuse qui leur est toute entière dédiée, n’ont cessé de monter une garde vigilante, périlleuse, mais devenue aussi muette qu’inutile. Car, au fil du temps, les démons, pauvres diables mutants, ont disparu ; les nuages ont perdu leur radioactivité et l’herbe a repoussé sur les terres brûlées.
Je n’ai aimé que vous
Myriam Dulac a disparu. Est-elle morte ? A-t-elle rejoint, au-delà des mers, ceux dont elle partageait peut-être l’espoir et les combats ? A-t-elle voulu, par cette fuite, manipuler secrètement les désirs d’autrui ? Laura, une jeune photographe qui l’a suivie des années durant à travers le monde, ignore tout, presque tout. Pourtant, et impérieusement, il lui faut retrouver la trace de cette femme troublante.Quête intense, déraisonnable, qui la conduit à prendre sa place entre son mari et sa fille : peut-on se glisser sans risque dans une vie qui ne vous appartient pas ?
Roman (Biographie)
Grand cinéaste ou play-boy international, victime ou viveur? Qui est Roman Polanski? La presse mondiale l’a traité de tout et de son contraire. Pour la première fois, le génial réalisateur du Bal des vampires s’est décidé, nous dit-il, “à mettre sur le papier ce que je crois être ma vérité” Il le fait sans détour, révélant, avec un luxe de détails, la mosaïque de son existence.
L’embellie
Hélène est jeune. Elle a une fille. Babou, une gamine très délurée. Elle veut vivre. Des hommes Pourquoi pas ? Un homme, elle a déjà donné. Et puis, lors d’un voyage au Tibet où Babou l’a entraînée, elle va rencontrer et aimer jean, qui est exactement ce qui ne lui convient pas : un être parfaitement instable, qui ment, toujours prêt à disparaître.
Haute-Pierre
Un homme, une femme et un enfant surdoué s’installent pour quatre saisons qui s’annoncent merveilleuses dans un vieux manoir, Haute-Pierre. Après un été splendide, l’automne se referme sur Haute-Pierre où d’étranges phénomènes se produisent soudain. Mais, aujourd’hui, qui peut encore croire aux maisons hantées ?
La terre chinoise
Quelle aide serait pour un paysan pauvre une jolie femme tout occupée de sa beauté et de ses toilettes au lieu de travailler avec lui dans les rizières ? dit sagement le père de Wang Lung quand celui-ci atteint l’âge de se marier. Il lui choisit donc comme épouse une esclave “ni jeune ni belle”appartenant à la noble Maison de Hwang. O-len est laide, tacitu.
Ne réveillez pas les morts
Par un matin pluvieux de novembre, dans les environs de Londres, un éclusier découvre un cadavre flottant sur l’eau. La police locale identifie l’individu grâce aux papiers retrouvés sur lui : il s’agit de Connor Swann, l’époux de Julia, la fille de sir Gerald Asherton, un célèbre chef d’orchestre, et de Dame Caroline Stowe, une cantatrice réputée.
Le roman des Chirac
Voici les secrets d’un couple qui a occupé le devant de la scène politique pendant près de quarante ans. Un véritable roman d’amour et d’ambition ! Où l’on découvre comment Bernadette a su imposer à ses parents un mariage dont ils ne voulaient pas ; comment Jacques, fils unique et adulé, s’est imposé comme le seul centre d’intérêt de sa propre famille, au point de peser lourdement sur le destin des siens ; comment, à l’Élysée, il a su utiliser la rivalité entre sa femme et sa fille cadette, Claude, pour mieux rester le seul patron.
Toi, mon Pacha
La famille ? Sans doute n’est-elle plus comme avant. Il arrive qu’elle s’élargisse et forme un patchwork plutôt compliqué. Elle n’es reste pas moins irremplaçable, surtout aux yeux des jeunes. Ou des grands-parents comme Babou, notre belle-grand-mère, et son mari, le Pacha; qui entendent bien jouer leur rôle sans renoncer à être eux-même.
L’esprit de famille
Avoir l’esprit de famille, c’est aimer se retrouver parmi les siens, non pour s’y enfermer, mais pour y prendre des forces afin de mieux s’ouvrir aux autres. Elles sont quatre sœurs : Claire, Bernadette, Pauline et Céline.
Chez Babouchka
Belle-grand-mère, les lecteurs ont pu faire connaissance avec Joséphine dite Babouchka ou Babou, son mari Le Pacha, et la nombreuse famille qui aime à se réunir dans leur maison normande. La vie continue avec ses joies et ses peines, son imprévu. Boris, victime d’un dégraissage d’effectifs, se retrouve sans travail.
La lune dans le caniveau
C’était une ruelle sombre, avec la lune qui l’éclairait en éclaboussant de sa lumière des taches de sang séché.” Obsédé par le souvenir de sa jeune sœur qui s’est suicidée après avoir subi un viol, Kerrigan traîne depuis des années sa haine dans Vernon Street, le coin le plus sordide de Philadelphie.
La passion, Ginette
Belles à couper le souffle, Véronique, Peggy, Barbara et Lorenza ont dépassé la trentaine et se sont taille la part du lion dans leur profession. Le seul point faible : les hommes. Subjuguées ou dévorées, ce sont de pauvres victimes de l’amour. Elles se téléphonent et se racontent indéfiniment leurs mésaventures. En cas d’absence, le répondeur téléphonique transmet des messages de réconfort.
L’homme à la bauta
Dans le tumulte du carnaval, un homme est assassiné au coeur du ghetto, le vieux quartier juif de Venise. Ce franciscain, que l’on disait antisémite, porte sur sa blessure un parchemin datant du Moyen Âge.
Vengeance ? Acte d’un fantôme du XVIe siècle tout droit sorti de sa tombe ?
Le sous-marin de l’Apocalypse
Un gigantesque sous-marin russe, le Kaliningrad, fait route vers le continent nord-américain en passant sous la calotte glaciaire. Dans son sillage, cent vingt autres bâtiments chargés de missiles nucléaires. A la tête de cette armada, l’amiral Alexis Novskoy. Son objectif : la destruction de la flotte atlantique des Etats-Unis.La guerre froide, pourtant, n’est plus qu’un souvenir… Mais pas pour Novskoy, décidé à accomplir coûte que coûte la mission qu’il estime être la sienne.Alertés par des mouvements inhabituels, les Américains envoient contre lui un sous-marin de moindre envergure, sous les ordres du commandant Pacino. Lorsque celui-ci apprend que Novskoy, vingt ans plus tôt, a coulé le bâtiment que commandait son père, la mission de renseignement se transforme en duel à mort…Le romancier d’Opération Seawolf nous mène ici, avec une impeccable précision documentaire et un art consommé du suspense, au bord de la guerre nucléaire.
La proie du chat
A l’égal du chat qui, dans la première de ces dix nouvelles, introduit d’une patte nonchalante le mystère et l’horreur au sein d’une paisible réunion amicale, Patricia Highsmith instille au coeur de chaque récit le venin discret qui porte le texte à son sommet de virulence. Qu’elle mette en scène, avec un humour féroce, l’adoption de deux vieillards par un couple sans enfants ou la destruction d’un homme par ses amis, qu’elle décrive impitoyablement les attaques quotidiennes dans les rues, qu’elle s’amuse d’une jolie oisive ou nous glace avec les visions d’une femme seule, la romancière américaine prouve, comme dans les précédents recueils, qu’elle excelle dans l’art difficile de la nouvelle.
Jusqu’au bout !
Dans ce nouveau livre, Guy Gilbert, avec la véhémence et le refus qu’on lui connaît de toutes les hypocrisies, interroge les situations extrêmes auxquelles son action le confronte. Qu’est-ce, pour lui, qu’aller jusqu’au bout ? Aller jusqu’au bout de l’échec – celui des autres, qui ressassent un “mon avenir, c’est de la merde”, le sien parfois, quand on n’a pas réussi à empêcher un désastre – un emprisonnement, une mort.
Aller jusqu’au bout de ses propres contradictions – que dire, quand on est prêtre, à l’adolescente violée qui exige un avortement ? Aller jusqu’au bout de la dignité due à chacun en luttant pour humaniser la détention, en s’attachant à comprendre tous les “humiliés et offensés” qu’exclut si facilement notre société.
La petite fille au tambour
Adieu Smiley, bonjour Charlie, la nouvelle héroïne de John le Carré. Comme on pouvait s’y attendre, elle ne répond à aucun des clichés du genre: petite actrice anglaise embarquée malgré elle dans un rôle de véritable espionne, elle est plutôt paumée et – n’était sa sensualité rayonnante – elle serait même plutôt moche… Et pourtant, elle est inoubliable. Adieu le Cirque et bienvenue – si l’on peut dire! – au Moyen-Orient, où les valises explosent, les cœurs éclatent et les intrigues, vraies ou fausses s’enchevêtrent. Roman d’espionnage et d’amour avec lequel, en prime, John le Carré nous livre tous les dessus et dessous du conflit israélo-palestinien et du terrorisme international. Il ne nous épargne rien des horreurs, devenues monnaie courante, de la bombe artisanale. La seule chose qu’il a gardée pour lui, c’est la notice de sa fabrication.
L’ordre et le chaos
À quarante ans, après la mort de sa mère, Merryl réalise enfin son rêve : quitter son pays de Galles natal et prendre la route à bord d’un camping-car. Mais ce qu’elle découvre n’est pas la liberté, plutôt l’injustice et la brutalité des hommes. Prise dans l’engrenage de la violence et de ce qu’elle croit être la légitime défense, Merryl devient la criminelle la plus recherchée du royaume. Mais comment l’inspecteur Milland, ex-star de Scotland Yard, pourrait-il imaginer, en remontant une route jonchée de cadavres, que cette folie meurtrière est l’œuvre d’une femme ? On retrouve l’univers sombre et la puissance psychologique de l’auteur du Cinquième jour dans un road movie atypique et paranoïaque. Du grand art.
Rendez-vous
Qu’y a-t-il au-delà de l’horizon? Eve, Freddie et Delphine ont répondu à cette question, chacune à leur manière, mais toutes avec le même goût du risque, de l’audace, des émotions fortes, du défi. A Dijon, en 1913, Eve est celle par qui le scandale arrive. Rompant les liens avec sa famille, bafouant les principes de la bourgeoisie, elle s’éprend d’un artiste de music-hall, et s’enfuit avec lui. Ses filles hériteront de son intrépidité. Freddie, un peu garçonne, se passionne pour l’aviation et devient l’une des premières femmes pilotes acrobatiques. Delphine, comédienne, séductrice à l’écran comme à la ville, partage sa vie entre le regard des caméras et celui des hommes qu’elle fascine. Des vignobles de Champagne à Los Angeles, du théâtre aux armées de la Grande Guerre aux studios de cinéma dans Paris occupé, des salles de bal d’un château britannique aux terrains d’aviation de la RAF, ces trois femmes sont allées au-devant de leur époque. Elles ont osé repousser leurs propres limites.
L’église verte
Dans un village de France, on découvre un homme qui vient de nulle part : un homme sans nom, sans famille, sans passé, ou, du moins, se prétendant tel. Il semble avoir vécu un certain temps caché au cœur de la forêt, cette église verte, ultime refuge pour ceux qui veulent fuir leurs semblables…. Ou eux-mêmes. Quel est son secret ? Hymne vibrant à la nature – dont Hervé Bazin, obstiné campagnard, parle mieux que personne, en connaisseur et en poète – L’Eglise verte nous interroge : en fin de compte, qu’est-ce qu’un homme ? Un état civil ? Un animal civilisé ? Un être obligatoirement social ? Classés, fichés, bureaucratisés, sommes-nous encore libres différents, solitaires, vraiment nous-mêmes ?
Le désordre et la vie
La musique et le sport, la politique et la littérature, la pensée et la science… En deux ou trois décennies l’animateur de Radioscopie et du Grand Échiquier a tissé à sa manière, toute de curiosité et d’ouverture, la mémoire de notre époque. En contrepoint de ces milliers d’heures d’antenne, familières à un immense public, Jacques Chancel nous livre ici trois années de son journal de bord personnel.
Rencontres et souvenirs, lectures et voyages, coups de griffe et aveux rythment ces pages, au fil de la vie, de ses hasards, de ses drames et de ses bonheurs. Observateur passionné du temps et des hommes, l’auteur de Tant qu’il y aura des îles (prix des Maisons de la presse 1981) nous fait entendre ici une voix qui est aussi celle d’un écrivain.
Le complexe d’Icare
Elle écrit comme un homme – mais non, si elle écrit comme quelqu’un, c’est comme une femme cent pour cent femme… Sur bien des points, elle est plus directe, plus franche que bien des auteurs masculins. Car voici une femme libérée, qui dit son besoin de l’homme, qui avoue étre obsédée par le sexe et l’amour, sujet sur lequel on n’entend pas assez le son de cloche féminin. Henry MILLER. Sans complexe, sans intellectualisme, dans un roman d’une irrésistible drôlerie, Erica Jong raconte les désirs, les fantasmes, les contradictions aussi de la vie sexuelle féminine. Paru en 1973, Le Complexe d’Icare a été traduit dans le monde entier et vendu à plus de dix millions d’exemplaires.
Le septième ciel
L’aventure que raconte Jacques Lanzmann a peu de chances de vous arriver. Sauf… si vous êtes joueur, presque flambeur, quelque peu incertain de votre avenir, insomniaque mais à l’écoute du monde, morose, râleur, généreux. Coups durs pour les héros du Septième Ciel. Un contrôleur fiscal s’installe chez le premier. La femme du second est en cavale avec un producteur de cinéma grec. Quant au troisième, il a un petit compte à régler avec la nature. Etrange. Moïse leur apparaît en songe et leur parle. Il promet à chacun de le dépanner de sa petite misère terrestre en échange d’une marche à pied in deserto. Mais voilà, il y a loin des champs de course d’Auteuil aux champs de mines du Sinaï et les tables de la Loi ne sont pas du même bois que celles du poker…
Le mercenaire du diable
Lorsque Mariella Naldi, styliste de renommée internationale, découvre son appartement saccagé, elle préfère, à celle de la police, l’aide de Julius Kopp et de son agence de renseignement d’un type nouveau, l’Ampir. Dans l’entourage de Mariella – femme plus ambiguë qu’il n’y paraît – Kopp localise bientôt Sandor Béliar, un financier dont le passé et les affaires ont des ramifications en Pologne, à Berlin, Amsterdam, Venise. Les filières qu’il remonte l’amènent à un réseau de prostitution et de clubs très privés où l’on s’adonne en outre à des cultes sataniques fortement imprégnés de mythologie nazie. Ce réseau serait-il à l’origine de profanations de cimetières et de meurtres rituels ayant eu lieu dans plusieurs pays ? Après Les Maîtres de la vie et Le Complot des anges, Sulitzer nous entraîne, sur les pas de Julius Kopp, dans les mystères de l’Europe d’aujourd’hui, où l’argent sale, l’appétit de puissance et les fantasmes politiques les plus inquiétants tissent de sombres alliances.
Très sage Héloise
Héloïse ! Une des créatures les plus extraordinaires de tous les temps !é On a pu l’appeler la femme qui inventa l’amour car elle se dresse comme une torche au seuil du siècle qui sut transmuer le sentiment amoureux en passion. Née avec lui (1100 ou 1101), la belle étudiante du cloître Notre-Dame vécut totalement, dans sa chair, dans son âme, les enivrements et les déchirements d’une découverte superbe mais sulfureuse. Elle allait bouleverser l’ordre de l’amour humain. Emportée dans la même étourdissante spirale, Abélard et Héloïse demeurent les témoins exemplaires de la prodigieuse révolution de moeurs qui s’est produite à l’aube de ce XIIe siècle qui fut, en réalité, notre véritable Renaissance.
L’enfant des autres
Au lendemain du tragique accident de voiture qui vient d’emporter ses parents, Keefer, adorable petite fille d’à peine quinze mois, est recueillie par son oncle, Gordon McKenna. Brisé par la violence de ce deuil inattendu, le jeune homme, sympathique professeur de sciences de 24 ans, va devoir subir les pires humiliations – de la part du restant de la famille – afin de préserver le bonheur et l’épanouissement de sa nièce.
Entre les morts
Lucy, la compagne de Whit Mosley, est inquiète : son oncle a disparu. Et elle a toutes les raisons de l’être puisqu’on retrouve bientôt le corps de celui-ci dans une tombe, au milieu d’ossements humains.
Whit Mosley, le juge de âix le plus atypique du Texas, commence alors son investigation, qui bien vite se focalise autour des ossements. Ceux-ci semblent en effet liés à un mystère ancien, qui ne va tarder à aviver bien des passions, pour le moins meurtrières. Il serait criminel d’en dire davantage puisque le lecteur, à l’image de Whit Mosley, va bien vite se retrouver au milieu d’un labyrinthe infernal, où toutes les apparences sont trompeuses, les zones d’ombre omniprésentes, et où l’on ne peut faire confiance à personne, chaque protagoniste devenant un suspect potentiel.
L’ange combattant
En dépit de sa timidité native, Andrew Stone est le digne héritier d’une race violente et obstinée pour qui Dieu, le Diable et la religion font partie intégrante de la vie. Chez les Stone, aussi, l’homme est seul maître et la femme ne compte pas. Si l’on ajoute à cela qu’Andrew aime l’étude et déteste les besognes manuelles auxquelles il est astreint dans la ferme paternelle, on comprend pourquoi il la quitte à sa majorité pour devenir missionnaire. Et l’on comprend de même pourquoi il parcourt la Chine d’est en ouest et du nord au sud afin d’accomplir son apostolat sans se soucier du confort de l’épouse et des enfants qu’il traîne après lui. Pasteur militant, ange combattant, Andrew Stone est-il un homme haïssable ou un saint? Pearl Buck le sait mieux que personne puisque cet Andrew est son père. Elle en retrace la carrière avec ce talent intuitif teinté d’humour et cette objectivité qui lui ont valu son renom comme Peintre de la Chine et des êtres qui la peuplent. Ce portrait complète l’histoire des siens commencée dans L’Exilée, où Pearl Buck a raconté la vie de sa mère Carie.
Cri de la chouette
Folcoche, l’héroïne de Vipère au poing, réapparaît chez son fils, après vingt ans de silence. Appauvrie, dégoûtée de la solitude, Madame Rézeau mère sort de sa tanière en ruine,La Belle Angerie. C’est le choc avec la jeune génération ; les enfants de son fils et surtout la sensuelle Salomé lui révèlent un monde bien différent du sien, sans principes, sans préjugés, où le qu’en-dira-t-on ne fait plus la loi. Mordant avec humour, attentif avec amour, Hervé Bazin sait faire parler la jeunesse d’aujourd’hui et redonner vie à une vieille femme avare qui découvre trop tard la joie d’aimer et celle de donner.
Claire et le bonheur
Voici, à nouveau, la famille Moreau: tendresse des parents, gaieté de Cécile, rude franchise de Bernadette, hésitations de Pauline devant la vie et Claire: la princesse. A la Marette, d’abord, puis en Bourgogne, dans la grande demeure familiale où tout le monde va se retrouver pour Noël, Claire l’insaisissable va se révéler à elle-même… et à nous. Mais à Montbard, ce ne sont pas seulement les odeurs d’enfance et la fête qui attendent nos quatre filles.
La grinchieuse
Enfant, elle était déjà grincheuse. Adolescente, elle devint franchement chiques. Au point que le bon docteur Pierrot avait accouché de cette contraction néologique reprise par la famille et les rares amis : “Mme Rossinot est une grincheuse. On sut très vite que nul ne pourrait la contenter. Certains prétendants préférèrent passer leur chemin. D’autres, aiguillonnés par la difficulté, se mirent sur les rangs. Mais elle faisait payer si cher ses faveurs qu’on regrettait bientôt de les avoir obtenues. Les hommes passaient dans sa vie, comme des fournisseurs de semence et des pourvoyeurs d’argent. Elle ne perdait jamais une occasion de leur rappeler la précarité de leur situation et décourageait toute conciliation – fût-ce sur l’oreiller – par cette formule : Je ne suis pas une mégère qu’on peut apprivoiser.
Le Pont du Roi Saint-Louis
Lorsque la célèbre passerelle qui relie Cuzco à Lima se rompt sous ses yeux en l’an de grâce 1714, précipitant à l’eau cinq personnes, le bon frère Juniper, prêcheur franciscain, voit en cette catastrophe l’occasion rêvée de prouver avec une rigueur scientifique l’existence de Dieu, car il ne doute pas que tout arrive par la volonté divine pour le plus grand bien des gens d’ici-bas et que l’étude de la vie des victimes le démontrera en mettant au jour la raison de leur anéantissement. L’entreprise est de taille, car divers sont les personnages en cause et compliquée leur existence. Il y avait sur le pont à l’instant fatal la vieille marquise de Montemayor, moquée de ses contemporains mais que la postérité portera aux nues grâce à sa correspondance, sa jeune suivante Pepita, puis l’oncle Pio, homme d’intrigues et ami de la célèbre artiste Périchole dont il accompagne le fils Jaime, et enfin, bon cinquième, Esteban qui pleure son jumeau Manuel mort depuis peu. Quel hasard ou quel dessein les rassemble et les jette au gouffre ? Est-ce châtiment ou récompense ? A ces questions répond un récit qui, n’étant pas écrit par le bon moine Juniper, se teinte de scepticisme et d’humour et brode avec finesse sur une trame empruntée à l’histoire, autour d’une marquise qui ressemble fort à notre Sévigné.
L’ami de cœur
Comédienne, Marion joue les femmes légères à la ville comme à la scène, puisqu’elle trompe Guillaume, son mari, avec l’un de ses partenaires. Mais Guillaume a des soupçons. Mise au pied du mur, Marion lui lance en pâture l’un de ces petits mensonges dont elle est coutumière et qui ont, pour elle, la couleur du théâtre. Hélas! le mensonge s’enfle, rebondit et prend bientôt des dimensions catastrophiques, forçant les uns à se démasquer et les autres à disparaître… Mentir, n’est-ce pas mourir un peu?
La seconde
Farou, auteur dramatique à succès, est occupé par les répétitions de sa nouvelle pièce, Le Logis sans femmes. Fanny sait que pendant cette phase de la création son mari n’offre aucune résistance aux tentations extra-conjugales ; elle en a pris son parti. Mais sa jalousie est tout autre quand elle s’aperçoit que Jane, la secrétaire modèle qui vit aussi chez eux, ne peut cacher la sienne à ce moment-là. Fanny se rend compte que son amitié pour la jeune femme l’avait rendue aveugle sur les relations qui avaient éclos sous son toit… Le dénouement, loin de toute convention, est des plus surprenants – mais il est dans le droit fil des propres réactions de Colette dans de telles situations.
Le passé empiété
Premier acte : une femme de cinquante ans offre à ses deux enfants une moto. Elle les voit, dès le lendemain, écrasés dans un épouvantable accident. Douleur. Horreur. Drame de la culpabilité. Deuxième acte: la même femme – que ses broderies ont rendue célèbre – part d’une maison au bord de la mer ruminer son chagrin. Au fil de sa méditation, d’étranges images venues du fond des âges et du coeur de sa propre mémoire la hantent. C’est son père, mort pourtant depuis longtemps, qui est soudain là, près d’elle, petit enfant du début du siècle cherchant l’aventure dans l’Algérie d’avant-hier. Souvenir. Généalogies. Poème de la filiation. Troisième acte: et puis voilà qu’un beau matin, entre l’évier de la cuisine et le carrelage de la salle de bain, survient Clytemnestre. Oui, la Clytemnestre de la mythologie grecque. La mère d’Iphigénie. La meurtrière d’Agamemnon son mari, qu’assassineront en retour ses propres enfants. Elle dialogue familièrement avec la narratrice. Drame de la responsabilité. Surgissement du mythe. Les dieux sont dans la cuisine. L’une des plus hautes figures de la mémoire occidentale est mêlée à la plus humble quotidienneté.
Jacquou le croquant
Périgord, 1815. Jacquou a huit ans lorsque son père est condamné aux galères et meurt au bagne quelques mois plus tard. Le jeune garçon jure de se venger de l’arrogant comte de Nansac, responsable de l’arrestation de son père. Quinze ans plus tard, révolté par la misère et les mauvais traitements qui s’acharnent sur lui et les siens, Jacquou rassemble les paysans et les persuade de combattre la tyrannie du comte. Cette version abrégée du chef d’œuvre d’Eugène le Roy, publié en 1899, est fidèle à l’esprit et à la lettre du roman, tout en suivant les principales étapes du film de Laurent Boutonnat pour l’adaptation de Jacquou le Croquant au cinéma.
Dans le cercle sacré
Qui est Diego Vargas ? Que veut-il, ce Libertador qui, à l’orée du nouveau millénaire, peut infliger au monde la plus terrible catastrophe financière de l’histoire ? Il y a longtemps, traqué par l’armée colombienne alliée aux narcotrafiquants, sa femme tuée, son fils grièvement blessé, il a dû fuir. Alors, le guérillero a conçu un plan gigantesque que six de ses fidèles, de Pékin à Johannesburg, de Paris à Bagdad, réaliseront avec lui. Leurs ennemis : les puissants, complices des États accapareurs des biens, pollueurs de la planète. Mais Diego Vargas ne veut pas le mal. Riche de la sagesse indienne transmise par Yoni, la femme qu’il a aimée, c’est un message d’amour qu’il veut transmettre aux hommes. Un message destiné à les ramener dans le cercle sacré. Maître du roman d’aventures et du thriller Þnancier, l’auteur du Roi vert et de La Femme d’affaires révèle ici une facette nouvelle et attachante : celle d’un homme épris de justice autant que de liberté.
La Dernière Torpille
Le haut commandement de la marine des Etats-Unis est décapité. La plupart des officiers généraux ont péri à bord du Princess Dragon, désintégré par des torpilles à plasma au large de la Virginie. Parmi les rescapés, l’ancien chef d’état-major, l’amiral Michael Pacino, dit ” Patch “. Le responsable de ce massacre : un groupe terroriste, qui a depuis piraté les réseaux de l’armée américaine et pris le contrôle du Snarc, le fleuron de l’US Navy, un sous-marin sans équipage doté d’un cerveau biologique surpuissant, réputé imbattable. L’objectif du Snarc, qui demeure tapi dans les profondeurs de l’Atlantique : lancer des armes de destruction massive contre la Maison-Blanche et le Pentagone. Pour défendre leur territoire, les Etats-Unis ont-ils encore un recours ? Pas tant que leurs forces sous-marines sont postées en mer de Chine, où la situation est explosive. Sauf, peut-être, s’ils font appel à un amiral à la retraite et lui confient leur dernier prototype. Sera-ce l’ultime combat de ” Patch “, face à son ennemi de toujours, l’amiral Novskoy ?
Le Lac aux sortilèges
John Howell, qui fut un des plus brillants journalistes d’investigation desÉtats-Unis, n’aurait peut-être pas du se retirer près du lac Sutherland, bordé des pourtant jolies montagnes de Georgie du Nord. Même pour tenter d’y écrire un livre, même pour y oublier un vécu douloureux. Car le lac et la communauté locale qui l’entourent ont une histoire plutôt trouble.Et un présent pas si reluisant, fait de multiples mensonges croisés, quand on sait regarder sous la surface, dans le passé et au-delà des petites guerres que se livrent les potentats locaux. Deux femmes pour le moins curieuses vont entraîner le journaliste beaucoup plus loin que prévu et un surnaturel de cauchemar va faire irruption dans sa vie. Comme coin reposant, il pouvait trouver mieux…Le maître Stephen King dit de ce livre qu’il est à la fois une intrigue policière, une histoire de fantômes et un roman d’épouvante. Au détour d’une bordée d’éloges, il prétend que ce lac Sutherland peuplera longtemps ses cauchemars… Les lecteur de romans noirs seront peut-être plus nuancés : la vraisemblance n’est pas le point fort de ce roman, et on pourra parfaitement lui préférerLa Veuve noireouPiège à flic, du même auteur. Mais ceux qui privilégient les sensations fortes seront comblés : quelle trouille !
